19.01.2012

2012 : une année porteuse d’espoirs

Nicolas Fotouhi et Thomas Bernard / Responsable départemental des Jeunes en charge du Pays Basque et Responsable départemental adjoint en charge du Béarn.

Le texte qui suit est la lettre des responsables Jeunes UMP des Pyrénées-Atlantiques pour la nouvelle année à leurs militants. Nous la reproduisons avec leur autorisation.

Nous avons fait face à une année 2011 très rude, bousculée par plusieurs crises : crise économique, crise financière, crise sociale, crise du logement, crise de l’emploi…

La construction européenne est remise en cause par de nombreux candidats à l’élection présidentielle et le Front national qui jusqu’alors n’était que l’expression d’idéologies inaudibles devient grâce à Marine Le Pen une formation politique qui, hélas, séduit de plus en plus de jeunes. Cette situation est inquiétante car Marine Le Pen défend des idées poussiéreuses et haineuses.

Oui, plus que jamais, nous avons besoin de l’Europe. Comment aurions-nous fait sans l’Union européenne pour faire face à toutes ces crises ?

Alors que nous restons intimement persuadés que la France est un pays riche à la fois par son agriculture, son secteur technologique, touristique, la diversité et la richesse de ses territoires, de ses cultures, nous restons aussi convaincus que nous ne serions pas capables à nous seuls de faire face aux grands défis de ce monde, que nous ne serions pas capables de faire face à la Chine, au Brésil ou encore à l’Inde.

L’Europe est un atout pour notre nation, or Marine Le Pen, pas ses accents populistes, nous laisse croire que nous pourrions mener seuls notre politique sans l’aide de quiconque.

Autre fait inquiétant à l’aube de l’élection présidentielle : les sondages laissant présager la victoire de François Hollande. François Hollande est somme toute lui aussi un candidat dangereux. Il fait des promesses tout aussi démagogiques en nous promettant le retour à la retraite à 60 ans et la création de 60.000 emplois dans la fonction publique !

Nous ne devons ni le croire, ni croire ses amis qui semblent bien peu intéressés par l’intérêt général et la conduite de la nation mais davantage par l’obtention d’un ministère ou d’une responsabilité. Comment peut-on faire confiance à Pierre Moscovici qui en un clin d’œil passe du rôle de bras droit de son « ami » et malade sexuel Dominique Strauss-Kahn au « porte-parolat » de François Hollande ?

Comment peut-on faire confiance à des gens qui étaient prêts à installer à la présidence de la République Dominique Strauss-Kahn dont ils connaissaient tous le(s) vice(s) sexuel(s) ?

Quant à François Bayrou, il est encore le seul à croire à son « destin présidentiel » ! A l’écouter, la valeur ajoutée de sa candidature résiderait dans la mise en place d’un gouvernement central d’union nationale. Mais François Bayrou a fait lui-même la démonstration que c’était une utopie en déclarant que le projet de François Hollande était impossible à réaliser et que l’alliance passée sur un coin de table avec les Verts était une atteinte à nos institutions. François Bayrou est donc face à sa propre contradiction ; au soir du premier tour, il devra choisir entre une alliance avec Nicolas Sarkozy, qui tient fermement la barre du navire France dans la tempête, ou avec François Hollande, dont il vient de qualifier le programme d’insoutenable !

Jeunes, nous devons également être soucieux de faire en sorte que les débats et la campagne présidentielle s’inscrivent dans le respect du jeu démocratique.

A ce propos, et puisque les vœux nous le permettent, nous souhaitons lancer un appel à Claude Guéant sur le cas d’Aurore Martin, militante basque. Comme nous, Aurore Martin est une jeune militante engagée. Poursuivie par un mandat d’arrêt européen, elle risque d’être condamnée à une lourde peine de prison (douze ans) pour défendre des idées politiques au sein de l’organisation Batasuna, légale en France mais interdite en Espagne. Cette situation est inacceptable car même si nous ne partageons pas ses idées, Aurore Martin doit pouvoir les assumer sans aucune crainte.

L’année 2012 est une année décisive et cruciale pour le monde et pour la France.

Nous espérons également que Nicolas Sarkozy, qui a sauvé la France de la faillite en 2011, puisse poursuivre son chemin pour redresse notre vieux continent et tracer, ensemble, l’avenir de notre pays.

Nous l’aiderons ici, au Pays Basque et en Béarn, avec le soutien de nos aînés, de Max Brisson et de Michèle Alliot-Marie.

Nous comptons sur votre force et votre énergie pour le soutenir.

Très bonne année 2012. Urte berri on ! Bona annada !

18.01.2012

Grands et petits dossiers

 

Mettre en œuvre un programme municipal c’est bien sûr réaliser les grands équipements structurants qui figuraient dans notre programme et pour lesquels les Biarrots se sont engagés en 2008 en nous désignant pour gérer les affaires de la Ville.


Il en sera ainsi cette année avec la réhabilitation des Halles et l’aménagement de l’avenue de Verdun. Dans les deux cas, il s’agira d’embellir deux espaces majeurs de notre cité, mais aussi de soutenir l’activité commerciale et donc l’emploi.


En ce mois de février, les deux dossiers avancent au même rythme. Les esquisses ont été validées, les concertations ont été menées avec les commerçants concernés, les derniers arbitrages ont été réalisés par la Municipalité. Ils ont permis la finalisation des projets, de lancer la consultation des entreprises et de préparer les appels d’offre.


Comme de tels chantiers ne peuvent se dérouler pendant la saison, les premiers travaux ne commenceront qu’en septembre 2012. Ils s’achèveront en mars 2013 pour l’avenue de Verdun et en mai 2013 pour les Halles.


Mais conduire un programme municipal, c’est aussi s’occuper de dossiers plus modestes mais qui n’en sont pas moins souvent premiers aux yeux de nos concitoyens.


Ainsi, le Maire m’a chargé en 2008 de mettre en œuvre un programme voirie qui commence à porter ses fruits. Celui-ci a été lancé  suite à l’audit réalisé  en 2007. Chaque année, nous consacrons 760 000 €uros à la réhabilitation de nos rues : 65 000 m² de chaussées et 10 000 m² de trottoirs sont remis à neuf.


En 2011, 30 rues dans tous les quartiers ont été concernées par le programme « voirie » et 23 par l’opération « trottoir ».


Par rapport à 2007, le basculement des rues de Biarritz vers le qualitatif « bon état » s’accélère. Certes, il reste du « pain sur la planche », si j’en juge par le volumineux courrier que je reçois, et c’est vrai qu’un tiers de nos rues sont encore en situation médiocre ou moyenne, mais l’amélioration de la situation est de plus en plus nette et est évidente lorsqu’on compare l’état de la voirie biarrote  aujourd’hui et voilà quatre ans.


Cette année, nous allons lancer deux programmes de même nature : un plan de réhabilitation des WC publics et un programme d’enfouissement des réseaux.


Si elles sont bien entretenues par les équipes en charge du nettoiement, nos toilettes publiques sont souvent dans un tel état de vétusté qu’elles nous valent beaucoup de commentaires acerbes de la part des Biarrots et de nos visiteurs.


Au rythme de deux à trois sites par an, nous remettrons à flot ces équipements qui participent aussi à l’image de notre ville.


Dans la même logique, nous allons lancer unplan d’enfouissement des réseaux.


Soyons clairs, tout ne sera pas réalisé sur le champ. En concertation avec les commissions des conseils de quartier, nous fixerons des priorités à partir d’un diagnostic arrêté par les services municipaux et qui est en cours de finalisation.


Contrairement à ce que je lis parfois, la sécurité des personnes n’est pas en jeu lorsqu’on aborde ce sujet, sinon, les interventions auraient déjà eu lieu et je m’engage d’ailleurs à accélérer les choses là où ce serait le cas. C’est donc plutôt une question d’image et éventuellement de qualité du service, encore que, le vieillissement des réseaux enterrés est aussi source de disfonctionnements. Voilà pourquoi, si nous allons accélérer notre politique d’enfouissement, nous donnerons toujours la priorité aux programmes de renouvellement des équipements les plus anciens afin d’éviter les pannes qui se sont multipliées ces derniers mois et qui ne concernent pas toujours les secteurs aériens.


Je comprends pourtant l’impatience de certains, elle est à la hauteur de leur « amour » pour notre ville et de l’exigence qu’ils ont pour elle. Cet enjeu cependant doit être comparé à d’autres en cette période de rigueur budgétaire. Je pense par exemple à la mise aux normes « accessibilité handicapés » de nos bâtiments publics ou à leur entretien.


Cela dit,  l’enfouissement des réseaux doit être accéléré et il le sera, car il participe de la belle image que nous voulons donner de notre ville et du confort de réception auquel ont droit nos concitoyens.



Ecouter les besoins des gens, répondre à leurs attentes mais également arbitrer entre les différentes priorités, voilà le rôle d’une municipalité qui doit conduire les grands travaux d’infrastructures mais également répondre aux besoins multiples et parfois concurrents de ses administrés.


Et en la matière, il n’y a pas de petits dossiers, il n’y a pas de petits chantiers, mais une seule logique, celle de l’intérêt général !

 

 


 

13.12.2011

« La vie ne va pas s’arrêter quand Didier Borotra va quitter la mairie… »

Interview parue dans La Semaine du Pays Basque le vendredi 9 décembre. Propos recueillis par Jean-Philippe Ségot.

 

Vous êtes nommé  secrétaire départemental de l’UMP par Jean-François Copé. Est-ce que ce n’est pas, comme l’on dit dans les séries américaines, la « troisième saison » de votre vie politique ? Il y a eu la première saison où vous avez été un « bébé MAM », puis après il y a eu une deuxième saison qui était votre indépendance - on sait que vous n’étiez plus aussi proche d’elle qu’avant - et là, on a l’impression qu’il y a cette troisième saison qui s’ouvre, où vous revenez avec puissance dans la machine UMP, en devenant de surcroit  le bras droit de la président départementale qui est Michèle Alliot-Marie ?

- Je ne sais pas si l’on peut autant personnaliser la vie d’une fédération départementale comme celle de l’UMP dans les Pyrénées-Atlantiques. Le département est plus complexe, il ne se résume surtout pas aux relations entre Michèle Alliot-Marie et Max Brisson. Ce tropisme hyper-côtier et hyper biarrot-luzien est peut-être l’une des causes du recul de l’UMP dans le département... L’UMP ne se réduit pas à la Côte basque, et peut-être que l’on a trop regardé les affaires du Béarn et du Pays basque intérieur par le prisme déformant de la Côte basque. J’ai toujours eu des relations de travail avec Michèle Alliot-Marie. Elle est la présidente du comité départemental ; je suis secrétaire départemental, nommé par le bureau politique, sur proposition du secrétaire général, Jean-François Copé. Nous avons travaillé ensemble à la constitution d’un bureau qui veut rassembler toutes les sensibilités et tous les territoires ; c’est un travail de rassemblement et d’union que nous avons mené ensemble. Je suis heureux de cette ambiance de travail, qui est sereine, entre Michèle Alliot-Marie et moi. C’est un élément du rassemblement. Mais le rassemblement passe aussi par bien d’autres facettes. Mais je sens une dynamique qui va dans ce sens et c’est tout ce qui me parait important !


Le 25 septembre avaient lieu les élections sénatoriales. Vous aviez des candidats forts présentables, avec Michel Hiriart et Jean Castaings. Est-ce que ce résultat est une « branlée » de l’UMP dans le département ou est-ce que finalement, mathématiquement, cela s’explique assez bien ?

- C’est une défaite, il faut le reconnaître, qui vient après d’autres, et qui nous conduit aujourd’hui dans une phase de réflexion parce qu’il est nécessaire de repartir de l’avant. Nous sortons de deux mois où nous avons beaucoup réfléchi aux causes de notre défaite. Pour les élections sénatoriales, je continue de penser que trop de candidats de la même famille par rapport à une assiette électorale qui s’était réduite, ça n’était pas une tactique particulièrement performante et je crois que les résultats l’ont montré. Mais sur le fond, élection après élection, nous avons perdu des territoires parce que nous avons insuffisamment renouvelé nos visages. Nous n’avons pas assez fait confiance à des militants, nous avons toujours travaillé dans un cercle trop fermé… Regardez Anglet où nous choisissons un militant, je dirai même un militant de base, et où nous lui faisons confiance : Claude Olive. Il est l’un des rares conseillers généraux élu contre un socialiste ! Il y en a une vingtaine à peine en France ! Il faut que nous fassions confiance aux militants, que nous renouvelions les visages et que nous fassions appel à des femmes. Il faut aussi que nous soyons en capacité d’avoir un discours sur notre département, sur le Béarn et le Pays basque. Nous apparaissons finalement trop comme le relai du national. Or, vous savez que nous serons toujours des relais de seconds niveaux par rapport aux principaux responsables nationaux. Lorsque l’on écoute le président Sarkozy, il est tout à fait capable de défendre la politique nationale et nous, ici, nous sommes trop en relai et pas assez à l’écoute des problèmes des gens. Nous ne sommes pas assez porteurs de messages sur le Pays basque et sur le Béarn, alors que d’autres – je pense à Force 64 de Jean-Jacques Lasserre – le sont. Je vais donc m’atteler avec mes amis à construire un point de vue et un message de l’UMP64, et nous établirons un discours qui parle aux gens d’ici.


Vous allez le faire même si ça ne fait pas tellement plaisir à Vincent Bru par exemple, qui nous disait il y a trois semaines : « Max Brisson en fait un peu trop dans l’opposition systématique et notamment dans la nouvelle opposition du Conseil général » ? Vous n’avez pas peur – ou alors c’est peut-être volontaire – d’embêter un peu vos amis du MoDem en disant que la période où l’UMP la fermait est terminée ?

- Je ne pense pas que Vincent Bru soit au MoDem…


Non, mais il est dans Force 64…

- Je pense que Vincent Bru est un garçon de modération. Il aurait mieux fait de rester modéré dans ses propos. Ils étaient excessifs. Je n’ai pas l’intention de polémiquer mais pour le coup il a manqué de modération. Je pensais que la modération était une vertu centriste. Cela étant dit, il faut mener l’opposition au Conseil général parce que nous sommes dans une démocratie et que les électeurs nous ont choisis pour cela, sinon ils nous auraient demandé de diriger l’exécutif dans ce département. Lorsque l’on ne veut pas jouer ce rôle parce que l’on risque de ne pas avoir telle ou telle subvention pour le canton, on ne répond pas à la demande des électeurs. Il n’y a aucune honte – c’est même un honneur de la démocratie – de jouer un rôle d’opposant quand les électeurs ont décidé que c’était à vous d’être dans l’opposition. L’équilibre d’une démocratie, c’est qu’il y ait une majorité et une opposition. L’honneur des politiques est de mettre en œuvre ce que les électeurs ont voulu. Les électeurs ont voulu que nous soyons dans l’opposition, je serai un opposant. Je serai respectueux des personnes et du choix démocratique des habitants des Pyrénées-Atlantiques mais je serai tout à fait dans le rôle qui est le mien et qui est de dénoncer tout ce qui me semble ne pas aller dans le bon sens. Or actuellement, commission permanente après commission permanente, décision modificative après décision modificative, on ne va pas dans le bon sens. Je vais prendre un seul exemple : l’exécutif socialiste augmente le nombre de fonctionnaires. C’est une maladie congénitale des socialistes ! En un an, ce sont quelques deux cent nouveaux fonctionnaires qui ont été recrutés. C’est de la dépense publique ! Je pose une question très simple : y a-t-il eu compétence supplémentaire transférée au conseil général ? La réponse est non ! Y a-t-il eu une seule politique nouvelle mise en œuvre par le nouvel exécutif ? La réponse est non, encore. Avec une jauge qui est identique à celle que nous auront laissée, il y a en un an deux cent agents de plus, c'est-à-dire de la dépense publique : 300.000 euros par mois multipliés par 12 et par 40 ans, à la charge des contribuables. Faut-il se taire pour ne pas perdre une éventuelle subvention pour un dossier sur le canton ? Ce n’est pas le sens que je me fais de la politique et de l’intérêt général !


Comment vous allez faire sans groupe UMP au Conseil général puisqu’il faut être six minimum et que vous êtes cinq depuis le départ de Jean Castaings ?

- Vous aurez la réponse en son temps, au début du mois de février lorsque la question se posera. L’UMP représente une sensibilité. C’est une famille politique qui est écrite dans l’histoire de notre démocratie et l’histoire de notre département. Les élus de l’UMP sauront trouver les moyens d’être des élus d’opposition dans le cadre de ce que je viens de dire : respectueux du suffrage universel, respectueux de l’exécutif, respectueux des personnes mais en disant ce qui leur semble bon pour le département et faisant leur rôle d’opposant. Nous le ferons dans l’opposition avec les autres élus de Force 64. Je le ferai en travail partenarial avec Jean-Jacques Lasserre et nous trouverons les moyens de préserver notre identité, de faire notre travail d’opposant et d’être en solidarité avec les élus de Force 64. Je vous dirai comment début février.


Vous êtes également agrégé d’histoire et en regardant un documentaire sur France 3 cette semaine qui portait sur l’histoire du Front National, cela m’a rappelé qu’à une certaine époque le Front National a vraiment failli se rapprocher du RPR après l’épisode de Dreux. Aujourd’hui, le Front National semble plus  présentable avec Marine Le Pen, elle semble ne pas être dans les mêmes excès que son père. Est-ce que vous pensez qu’un jour ou l’autre, dans ce pays, dans nos territoires, on associera le Front National et ses élus à des gouvernances qui peuvent être au niveau d’un département, d’une ville ou d’une région ? Avec le Front National, est-ce que vous pourriez gouverner l’Aquitaine par exemple ?

- Il n’y a rien de possible avec les dirigeants du Front National. Il est de l’honneur de l’UMP, du président Chirac en son temps, du président Sarkozy aujourd’hui, d’avoir toujours rappelé que dans l’histoire nous n’avons jamais fait de chemin ensemble, parce que nous ne pouvons pas faire de chemin ensemble. Quand j’ai dit cela, je ne m’adresse pas aux gens qui ont pu voter Front National. Il y a un vote Front National qui représente des signes et des messages qui s’adressent à l’ensemble non seulement des élus, mais aussi de l’élite française qui est souvent en décalage avec la population. Je n’ai jamais stigmatisé les gens qui ont pu voter Front National mais le gaulliste que je suis ne peut avoir aucun lien avec ses dirigeants. Mes valeurs ne sont pas les leurs ; notre histoire n’est pas la même. La Droite républicaine démocratique et républicaine a toujours été exemplaire alors que le Parti socialiste se livre à toutes sortes d’accords avec d’autres extrémistes. L’accord avec les Verts est absolument révélateur du fait que nous n’avons pas les mêmes rapports aux extrêmes. Le Parti Europe Ecologie-Les Verts n’est pas un parti écologiste, c’est un parti d’extrême Gauche qui n’a pour but que de casser tout ce que représente la France, l’Etat, la Nation, l’indépendance de la France, etc. Regardez cet accord sur l’indépendance énergétique de la France, les socialistes ont sacrifié 24 réacteurs pour 24 circonscriptions. C’est un marchandage où l’indépendance de la France a été mise de côté. Regardez cette affaire absurde – inimaginable ! – du droit de véto de la France à l’ONU, marchandé dans un accord politique avec des gens qui sont gauchistes. Alors je veux bien que l’on nous parle tous les jours du Front National, en revanche je voudrais que l’on regarde aujourd’hui que monsieur Hollande et les socialistes sont prêts à marchander une partie de l’héritage du général de Gaulle au prix d’un accord électoral médiocre. Et cela, on n’en parle jamais ! Après, vous dites que madame Le Pen semble plus présentable. Je ne sais pas ce que cela veut dire. Ce que je sais, c’est que ses propositions en matière économique ne résistent pas, dans mon analyse. Ce sont des impasses ! Aux gens qui seraient tenter de voter Front National et dont je peux comprendre l’exaspération dans cette période de crise et de difficultés, je voudrai dire qu’ils font le jeu de la Gauche. Madame Le Pen ne sera jamais élue présidente de la République, en revanche plus le Front National fera de voix, plus le candidat socialiste a des chances de gagner l’élection présidentielle. J’ajouterai que comme les Chinois resteront les Chinois, que la banque centrale européenne restera la banque centrale européenne et que le FMI restera le FMI, François Hollande si un jour il était élu – mais c’est déjà fait d’après lui – ne pourra faire en matière économique que ce que fait l’actuel gouvernement. C’est donc sur le reste que les socialistes donneront des gages à l’extrême gauche, c'est-à-dire sur la régularisation des immigrés, sur l’ouverture des frontières aux immigrés, sur toute la politique pour conforter la sécurité que mène l’actuel ministre de l’Intérieur… Tout cela sera balayé. Donc, en votant Front National, vous avez la certitude d’avoir les socialistes avec une politique totalement contraire à ce qu’aspirent certains électeurs du Front National.


Revenons à vos terres, à cette sixième circonscription dans laquelle se trouve votre cher Biarritz. Il y aura les élections législatives. Je cherche un suppléant pour Michèle Alliot-Marie, figurez-vous que c’est mon loisir dans la vie – chacun fait ce qu’il peut dans la vie… – donc je pose la question à différents élus. Est-ce que ça vous intéresserait d’être suppléant de Michèle Alliot-Marie aux prochaines élections législatives ?

- Chez nous, le candidat à la députation choisit son suppléant ou sa suppléante parce qu’il y a une équipe à construire. C’est au candidat de faire son choix. Michèle Alliot-Marie choisira l’homme ou la femme qui lui paraîtra le plus à même de rassembler avec ses propres particularités. Je ne suis candidat à rien, je suis parfaitement  heureux dans les nombreuses tâches que j’ai à mener : j’ai aujourd’hui à mener une nouvelle charge qui est celle du secrétariat départemental. Il y a des hommes dans la circonscription, proches de Michèle Alliot-Marie, qui sont en capacité d’exercer ces fonctions. Il faudra que Michèle Alliot-Marie réfléchisse aux complémentarités et à la manière de constituer le meilleur tandem, comme elle l’a toujours fait. Je lui fais une confiance absolue sur le sujet.


Si la députation ne vous intéresse pas pour le moment, il semble qu’en revanche pour les municipales, vous ayez confirmé que vous aviez l’intention de briguer la suite de Didier Borotra ?

- J’ai dit des choses et on m’en a fait dire. Je pars d’une idée très simple, c’est qu’il ne faut plus raconter des sornettes aux gens. La langue de bois c’est terminé ! Je n’allais pas raconter aux journalistes et aux Biarrots que je réfléchissais, que j’étais dans une période de réflexion intense sur l’avenir de Biarritz… Tout ça, c’est de la langue de bois ! Oui, j’ai envie d’être candidat aux élections municipales, et j’ai l’intention de dire les choses clairement et simplement.


Chaque matin en vous rasant ?

- Ce n’est pas chaque matin en me rasant, c’est chaque minute dans la vie quotidienne, dans l’action municipale… J’aime ma ville, je la respire. Mais, j’ai dit clairement et simplement que j’avais envie d’avoir ce temps de rencontre avec les Biarrots. Je suis élu depuis un certain nombre d’années et j’ai acquis de l’expérience et des connaissances sur les multiples facettes de ma ville pour pouvoir dire cela. Cependant, je n’ai pas dit que j’étais candidat aujourd’hui et que j’étais entré en campagne électorale. Ce que j’ai dit a suscité une agitation – un « buzz » comme dirait ma fille – dans tous les sens pendant trois semaines. Cela m’a un peu amusé… Je n’ai jamais dit que j’étais en campagne, j’ai simplement dit qu’avec le départ de Didier Borotra s’ouvrait un nouveau cycle et qu’il fallait y réfléchir. C’est de la responsabilité des élus de réfléchir à la suite. La vie ne va pas s’arrêter quand Didier Borotra va quitter la mairie… J’ai décidé avec mes amis et mon équipe d’aller à la rencontre des Biarrots par des temps d’échange avec des présidents d’association, avec des présidents de clubs sportifs, avec des acteurs économiques, avec des responsables de l’éducation… J’ai décidé aussi d’aller à la rencontre des Biarrots en organisant chaque mois un café-rencontre pour écouter les gens dans leur vie quotidienne, pour les entendre dire à la fois leurs aspirations pour demain et leurs problèmes d’aujourd’hui. J’ai également souhaité à travers un forum Internet, donner la parole aux Biarrots. Voilà ce que j’ai dit ! Cela ne veut pas dire que je suis en campagne électorale. Je suis dans l’action municipale mais je réfléchis aussi à la suite ; c’est tout à fait légitime. J’assume cela tranquillement et j’avoue que toutes les déclarations qui ont suivi, m’ont amusé.

 

Nous allons terminer en parlant de quelque chose de très biarrot, le rugby, le BO et Serge Blanco. On dit à Biarritz que quand le BO n’est pas très en forme, les Biarrots ont tendance à le lâcher un peu… Qu’est-ce qu’à vos yeux – en dehors de l’affectif – le rugby représente à Biarritz ? Est-ce que c’est quelque chose qui est totalement essentiel aussi bien à l’image de la ville qu’à son économie et finalement au bonheur des Biarrots ?

- Il n’y a rien de plus dynamique, de plus joyeux, de plus beau que Biarritz lorsque notre club est en phase finale ou ramène le bouclier de Brennus. Vous savez, nous sommes une ville qui cherche son temps de fête – les Bayonnais sont pour cela bien plus doués que nous. Et lorsque le Brennus est revenu à Biarritz, il y avait la fête dans les rues, toutes générations et toutes classes sociales confondues. Donc, le Biarritz Olympique est un formidable facteur de lien social dans une ville où ce lien est toujours difficile à construire. Nous sommes une ville avec beaucoup de personnes venues de l’extérieur, beaucoup de personnes âgées… Alors je crois que le rugby est irremplaçable. Il y a une vieille histoire du rugby à Biarritz. Je dirai avec amusement et beaucoup de sympathie pour nos amis Bayonnais que le rugby n’a pas été inventé à Bayonne ; l’histoire du rugby a à Biarritz autant de lettres de noblesse et de temps forts qu’à Bayonne. Il y a une histoire et le rugby participe à l’image de la ville et au lien social. Il le fait aussi à Bayonne et dans beaucoup d’autres villes du sud-ouest. Pour moi c’est un facteur irremplaçable. Vous parliez de Serge Blanco. Il est pour moi la référence du rugby à Biarritz. J’ai confiance en lui pour aider le club à gravir les échelons futurs du rugby professionnel. J’ai aussi confiance en Serge Blanco – qui aime sa ville – pour qu’il le fasse en respectant l’identité de Biarritz et du Biarritz Olympique. Le reste ne m’appartient pas. On entend parler de fusion, d’équipe de province… C’est aujourd’hui aux dirigeants de le dire. Je sais ce qu’apportent le rugby et le BO à Biarritz. A Biarritz nous avons bien entendu d’autres facteurs d’image et de cohésion sociale. Biarritz ne se résume pas au Biarritz Olympique mais le Biarritz Olympique et le rugby font partie des ingrédients qui donnent de l’identité à notre ville, du rayonnement, de l’image, et en particulier une image jeune et dynamique. Serge Blanco est chez nous celui qui porte cela. J’ai envie avec la majorité actuelle et demain – si les Biarrots me font confiance – de travailler avec Serge Blanco. Après il appartiendra aux dirigeants du rugby de fixer le cap de ce qui sera demain le rugby professionnel et en particulier au Pays basque.