24.02.2009
A propos des conseils de quartier
La semaine passée, la municipalité de Biarritz a très officiellement lancé le processus qui va conduire à la mise en place des Conseils de quartier, seconde génération.
On ne peut que se réjouir de cette initiative qui conduit à plus de démocratie participative. Pourtant, les conseils de quartiers ne représentent pas à mes yeux la panacée. Certes, je ne conteste pas leur utilité, et je demeurerai un observateur attentif de leur travail. Mais je reste convaincu que la vraie légitimité appartient aux élus. Dans toute démocratie le pouvoir appartient au peuple souverain, et à lui seul. Et celui-ci a le devoir et la responsabilité de le déléguer, dans le cadre des élections, aux élus. C’est le fondement même de la démocratie représentative.
Mais l’élu de la République doit en permanence entretenir un lien permanent et fort avec les électeurs, qu’ils aient d’ailleurs voté pour lui ou non. Et celui qui laisse le lien se distendre ne peut plus prétendre exercer pleinement son mandat. Cela me conduit donc à saluer et encourager les initiatives qui permettent d’être encore plus à l’écoute. Mais des conseillers de quartier, aussi dévoués soient-ils, ne sont pas pour autant les représentants légitimes du peuple. Il faut avoir le courage de le dire clairement. Cela évitera toute méprise par la suite et toute déception pour ceux qui vont « goûter » au bonheur de travailler en faveur de la collectivité. Et je ne peux d’ailleurs qu’espérer que certains de ces citoyens, qui auront ainsi œuvré avec cœur et talent au service de leur ville, se découvrent la vocation de devenir, à leur tour, des élus de la République, en rejoignant une liste lors des prochaines élections municipales de 2014.
En ce qui me concerne, je pense que je n’ai jamais laissé le lien se distendre avec mes concitoyens J’ai d’une part la chance d’être à la tête d’une importante section d’un parti politique et nos militants, qui sont avant tout des Biarrots, ne cessent de me dire leurs préoccupations et leurs espoirs. Je pense aussi être un élu de la rue, parcourant sans relâche ma ville, allant d’un quartier à un autre, rencontrant habitants et commerçants, répondant aux invitations des associations et clubs sportifs, recevant presque chaque jour dans mon bureau à la mairie. C’est ainsi que se tisse, au quotidien, jour après jour, ce lien si précieux qui permet à l’élu de « sentir » les attentes de ses électeurs.
Tout cela posé et affirmé « haut et fort », je considère que les Conseils de quartier sont utiles, car ils constituent un lieu de débat et donc de démocratie. Mais il faut aussi que les élus qui se risquent à cet exercice, acceptent d’entendre ce que les gens ont à dire et se rendent compte que les priorités du citoyen sont souvent celles du quotidien. Et moi, cela ne me choque pas d’entendre parler des petits problèmes qui se posent dans une rue ou un quartier et d’agir pour les résoudre. Ces conseils de quartiers, et nous le verrons une nouvelle fois à l’usage, seront de formidables outils de proximité, mais ne pourront en aucun cas se substituer au Conseil municipal où siègent les élus à qui les Biarrots ont confié la mission de gérer les affaires de la cité.
Dans ma vie publique, j’ai connu des femmes et des hommes qui ont toujours maintenu ce lien constant avec nos concitoyens, et ainsi su rapporter mieux que les autres à leurs collègues, leurs attentes. Ce fut notamment le cas de Michel Gimon, dont la disponibilité et la proximité sont désormais devenues légendaires et doivent constituer un modèle pour les nouvelles générations d’élus qui nous entourent.
Je sais que Michel Veunac, avec l’intelligence qui le caractérise, sa rigueur et sa vision prospective, saura tirer le meilleur de ces assemblées citoyennes et ainsi permettre à notre municipalité d’être encore plus à l’écoute des Biarrots. J’espère également que tout le talent de mon collègue André Labéguerie sera utilisé à bon escient pour renouveler la vie dans nos quartiers et y recréer une animation plus forte et plus fréquente.
Pour ma part et avec les élus de mon groupe, je soumettrai bientôt à nos concitoyens un questionnaire sur leurs attentes, leurs envies et leurs priorités en matière d’animation et d’évènements festifs et populaires. Ce sera pour nous le premier forum de discussion et l’occasion de dire à tout un chacun qu’il peut avoir l’assurance qu’il sera écouté et que sa voix comptera… A nous ensuite d’être le porte-parole de tous et d’être les garants de l’intérêt général.
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18.02.2009
Le basque, langue de France
Je n’ai jamais été abertzale. Et je ne le serai jamais !
Pourtant, je préside depuis quatre ans maintenant l’Office Public de la Langue Basque, et j’accomplis cette mission avec le bonheur de mener un combat pour le pluralisme culturel et linguistique car je suis persuadé que ce combat est le même que celui que nous devons mener à l’échelle mondiale pour le français. C’est le combat pour la diversité, il ne se partage pas !
Oui, la langue basque fait partie de notre patrimoine. Et quand je dis « notre patrimoine », il ne s’agit pas uniquement du patrimoine de ceux qui ont la chance d’habiter ce petit coin de France, mais du patrimoine de tous les Français !
Nos langues régionales font notre richesse et doivent être défendues avec le même enthousiasme qu’on soit Basque, Breton, Corse ou Parisien…
Comme nos cathédrales, nos musées, nos châteaux font partie de notre patrimoine national commun, où qu’ils se situent sur le territoire, nos langues dites « régionales » sont avant tout les langues de France ! Nicolas Sarkozy l’a d’ailleurs parfaitement compris en nommant Xavier North délégué à la langue française et aux langues de France. Et la loi que le gouvernement prépare en ce moment nous permettra d’encore mieux défendre ces fragiles trésors nationaux, aussi précieux que les plus beaux monuments de notre pays.
Pourquoi vous parler de la langue basque aujourd’hui ? Oh, tout simplement, parce que certains veulent en faire un sujet d’opposition politique, en se drapant dans le manteau fripé d’un jacobinisme étroit et conservateur. Ainsi, ai-je dû essuyer de la part de mon collègue Guy Mondorge, Conseiller général socialiste d’Anglet, lors de la Commission Permanente du Conseil Général de lundi dernier et alors que nous travaillions sur un système de labellisation des crèches en langue basque, des propos d’un sectarisme rare. Selon lui la défense de la langue ne serait qu’un prétexte à des objectifs politiques plus ou moins avoués.
C’est ridicule, mais le ridicule n’a jamais fait peur à M. Mondorge. Alors que 18% des élèves sont aujourd’hui inscrits en section bilingue dans notre ville et plus de 40 % pour tout le Pays Basque, à qui ferons-nous croire qu’ils sont tous issus de familles de militants abertzale prêts à en découdre avec la République française !?
Oui, ce raisonnement est non seulement ridicule, il est d’une grande bêtise, car il y a belle lurette que chez nous le combat pour la langue a dépassé le cadre de la mouvance militante.
Tout simplement parce que dans une Europe qui se construit chaque jour un peu plus, quoi que l’on puisse en dire, et dans un système où la mondialisation semble inévitable, nous sommes tous à la recherche de nos racines, nous prenons conscience plus que jamais de notre patrimoine, et nous sommes fiers d’être « de quelque part ». Quel mal y a-t-il à cela ?
Et que M. Mondorge ne croit pas que les Basques soient les seuls à « s’accrocher » à leur histoire, à leurs traditions et à leur langue… Pour s’en convaincre, il suffit de voir la polémique qui a suivi la décision de supprimer les numéros sur les plaques d’immatriculation des voitures ! Si bien que non seulement les numéros de département continueront à figurer sur les nouvelles plaques, mais le législateur a également voulu qu’y soit gravé le logo identitaire de nos régions… Et mieux encore, l’on aura aussi la possibilité de choisir, où que l’on réside en France, le numéro du département du coin de France cher à notre cœur, même si les aléas de la vie nous ont conduits à l’autre bout du territoire !
Défendre la langue basque, la préserver, est un devoir civique. La France doit sa richesse à la diversité de ses territoires, des femmes et des hommes qui y vivent mais aussi aux cultures et langues identitaires qui participent à son Histoire. Faut-il passer tout cela par pertes et profits sur le mur de l’intolérance, et par là même le patrimoine linguistique si précieux dont nous avons hérité de nos ancêtres ?
Je terminerai avec cette question qui devrait faire réfléchir M. Mondorge… Peut-on ignorer la chance que l’on offre à nos enfants en leur permettant de devenir bilingues dès le plus jeune âge ? S’il en doute encore, je l’invite à venir assister aux conférences que donneront en Juin à Biarritz, Bayonne et Saint-Jean-Pied-de-Port Messieurs Hagège et Dalgalalian qui comptent parmi les plus célèbres sociolinguistes français. Ils nous parleront de la formidable chance du plurilinguisme précoce et nous rappelleront qu’apprendre le basque aux côtés du français, c’est, dès le plus jeune âge, multiplier les capacités d’« impression » de nombreuses autres langues.
Etre bilingue très tôt, c’est la certitude d’être ensuite plurilingue avec facilité.
Le basque comme moyen d’apprendre aussi l’anglais, l’espagnol, l’allemand, bref le basque pour devenir citoyen européen et citoyen du Monde tout en étant pleinement citoyen français !
Car défendre la langue basque, c’est s’inscrire dans la modernité, c’est s’inscrire dans le XXIème, mais c’est aussi défendre une langue de France.
C’est un devoir civique et un formidable défi. C’est dans tous les cas un combat que je mènerai avec ardeur, certain de préserver pour les générations futures l’un des plus beaux joyaux de notre histoire et de notre patrimoine commun.
P.S. –
Chers Lecteurs,
Je joins à ce billet la réaction que je viens d’adresser au Journal « Sud-Ouest » à la suite de la parution d’un article dans l’édition du mercredi 18/02/09.
REACTION A LA SUITE DU DEBAT DE COMMISSION PERMANENTE DU CONSEIL GENERAL DE LUNDI DERNIER SUR LA LABELLISATION DES CRECHES BASCOPHONES
Le débat sur la labellisation des crèches bascophones aura au moins eu un mérite : celui de faire tomber les masques. Monsieur Mondorge, Conseiller général socialiste d’Anglet, est dubitatif, nous en prenons acte. D’autres élus socialistes béarnais sont résolument contre. Au moins, maintenant, nous sommes parfaitement informés de leur position.
Mais pour que nos concitoyens puissent se doter de leur propre point de vue, je voudrais simplement préciser que les crèches qui portent chez nous un projet d’immersion totale en langue basque, sont gérées par des associations et qu’elles n’ont donc pas recours à des emplois de droit public. En revanche, pour que leur projet d’immersion linguistique ait un sens, il est nécessaire que l’ensemble du personnel soit bascophone. Cette exigence au moment du recrutement repose sur de stricts critères professionnels dont la maîtrise de la langue basque.
Il n’y a là rien d’anti-constitutionnel. Les Ikastolas, sous contrat d’association avec l’Etat, pratiquent ce recrutement sur critères linguistiques depuis leur création. Je constate d’ailleurs que lorsque la maîtrise de la langue anglaise est exigée pour postuler à tel ou tel emploi, cela ne génère aucune réaction de personne. Pourquoi cela devrait-il être différent pour le basque, à moins de donner raison à Monsieur de La Fontaine lorsqu’il rappelait combien était différente l’attitude des Hommes « selon que vous soyez puissant ou misérable » ?
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11.02.2009
Sacré jardin !
Un le miracle peut parfois faire suite à une catastrophe… Le Jardin Public de Biarritz bénéficiera, cette année même, de la réhabilitation complète dont je rêvais depuis déjà longtemps !
Cette tempête d’une rare violence, qui a causé tant de dégâts en Aquitaine, va marquer la renaissance de ce qui deviendra un nouveau havre de paix et de beauté, au cœur même de la cité.
J’étais bien décidé à convaincre le Sénateur-Maire de l’importance et de l’urgence de ce projet, dès son retour d’Amérique du Sud, et je dois dire que la mission que je m’étais fixée, a été, finalement, plus facile que je l’imaginais.
Du coup, avec le tempérament qu’on lui connait, le voilà très motivé par ce nouveau chantier … et je ne peux que m’en féliciter !
Pour réussir cet aménagement qu’attendent les Biarrots, nous allons mettre en place une commission de travail, composée d’élus dont l’Adjointe à l’Environnement Anne-Marie DUBECQ. Nous aurons également recours à un architecte paysager et aux conseils de Patrick Zasal, Directeur du Service des Jardins, dont j’aime le tempérament actif et cette grande maîtrise des couleurs dans ses choix floraux.
Didier Borotra a, de plus, souhaité que les futurs conseils de quartier, composés de Biarrots passionnés par leur ville, puissent être associés à cette réflexion. Intéressant exercice de participation démocratique…
Quelle sont les idées, forces de ce nouveau projet ? D’abord réhabiliter un beau jardin public au cœur de la ville, avec du soleil pour éclairer les espaces de jeux, des pelouses, des fleurs, des arbustes. Il s’agit également de mettre en valeur l’espace urbain environnant. Il est de qualité mais était jusqu’alors étouffé par des arbres que l’on avait laissé pousser trop haut, ce qui d’ailleurs a causé leur perte. Il nous faudra aussi soigner particulièrement la liaison entre la Gare du Midi et le Jardin public, afin de mieux l’intégrer par une liaison piétonne avec le centre-ville.
Enfin, et je crois avoir convaincu le maire, nous nous intéresserons tout particulièrement à la rénovation du kiosque… mais nous ne nous lancerons pas, cette fois, dans une réalisation aussi drôlement « futuriste » que celle de Sainte-Eugénie (!). Nous nous contenterons de lui redonner toutes ses lettres de noblesse, en en faisant le point central et naturel de ce magnifique jardin.
Il va falloir bien sûr s’interroger sur les activités que l’on pourra, demain, programmer dans ce site. Je suis favorable à des animations douces dans un espace, où la musique et la danse seront reines, loin de toutes opérations agressives ! Ni Casetas, ni chapiteaux pollueurs, ni musique d’enfer !!!
Un lieu naturel et harmonieux…
On peut penser que dès le début de l’hiver prochain, les travaux seront lancés. Dès à présent, la phase de réflexion est essentielle. Pour la mener, outre les hommes de l’art, nous mobiliserons aussi Alain Puyau, dont la passion et la connaissance de l’histoire de Biarritz nous sera précieuse. A ce propos, et pour conclure, j’aimerais revenir sur le passé de ce jardin et sur la polémique qu’il créa au début du vingtième siècle…
Ce jardin porte, on ne le sait que trop peu, très officiellement le nom de Pierre Forsans qui fut Sénateur-maire de Biarritz de 1902 à 1921. C’était un homme à la forte personnalité, mais aussi l’un des plus grands maires de l’histoire de Biarritz. Voulant réparer l’erreur historique pour notre ville d’avoir laissé échapper la création d’un superbe jardin public en plein centre de Biarritz, sur ce que l’on appelait le Parc Bourguignon (c'est-à-dire un triangle allant de l’avenue de Verdun à l’avenue Foch et jusqu’à l’actuelle place de la Libération), vaste propriété plantée d’arbres centenaires, Pierre Forsans se battit, contre vents et marées pour acheter ce que l’on appelait le champ Jaulerry. Ce champ était en pente, sans aucune plantation, et les Biarrots avaient du mal à imaginer qu’il pourrait devenir un lieu de détente et de promenades…
Mais Forsans était opiniâtre et arriva à mener à bien son projet. Cependant, huit conseillers municipaux démissionnèrent pour marquer leur opposition. Ils accusèrent Pierre Forsans d’avoir fait le choix du champ Jaulerry, au moment où, pour son usage personnel, il était en train de faire bâtir la villa Esmeralda sur un terrain qui bénéficierait ainsi de la vue sur le futur jardin !
Si le pouvoir du maire vacilla, il tint bon et fit immédiatement démarrer les travaux, durant lesquels l’on découvrit deux squelettes humains. Près de l’un d’eux, une pièce de monnaie, datant de Louis XVI permit de situer l’inhumation mystérieuse avant la Révolution française.
Quand au kiosque il fut installé en 1908. Quand on donna à ce jardin le nom de Forsans, un buste en bronze représentant le Sénateur-Maire de Biarritz fut installé sur une stèle dans une allée du jardin. Il disparut pendant l’Occupation, les Allemands s’en emparant pour le faire fondre ! Enfin, c’est dans ce jardin qu’eut lieu l’émouvante cérémonie funèbre des quatre-vingt seize victimes du terrible bombardement de Biarritz. La foule des Biarrots défila devant les dizaines de cercueils alignés.
Oui jardin sacré, lieu chargé d’histoire, dont nous avons l’honneur d’écrire désormais une nouvelle page de son histoire…
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02.02.2009
Une semaine très biarrote
Le maire sera absent toute la semaine de Biarritz. L’Amérique du Sud est sa deuxième patrie.
Il travaille dès à présent au prochain Foro qui aura lieu au mois de Novembre, certainement à Quito.
Après ce week-end de tempête, je passerai donc la majorité de mon temps à Biarritz. Et j’aime vraiment ça ! Quand on a la passion de sa ville, il n’est guère de plus grand bonheur que de pouvoir lui consacrer le meilleur de son énergie. En ce lundi 26, nous travaillons vite et bien sur les suites de la tempête. Tout le monde s’y est impliqué avec cœur. Et les résultats se voient !
Du côté du département, le directeur de l’éducation du Conseil Général me confirme que tous nos collèges seront bien ouverts, dans le département, ce lundi.
Justement à propos d’éducation, l’avenir de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour est une préoccupation du Conseil Général et des communautés d’agglomération de Bayonne, Tarbes et Pau. Nous craignons que l’Université de Pau ne soit jugée à l’heure du classement de Shanghai, trop petite et soit absorbée dans les universités bordelaises ou toulousaines. Nous pouvons pourtant revendiquer un bassin de plus d’un million d’habitants. La lutte sera féroce, mais nous allons nous y engager avec toute la force voulue !
Au-delà de nos divergences politiques, il y a là une volonté commune de garder notre Université. Cette « Union sacrée » est notre vraie force, c’est la raison de cette nouvelle réunion à laquelle je participerai à Pau en ce lundi après-midi.
Ah, un mot des vœux du Sous-préfet, Eric Morvan. J’apprécie ce serviteur de l’Etat. C’est un professionnel, un bosseur. L’homme, de plus, est simple et très sympathique. Il donne une image moderne et dynamique de notre République. C’est un fonctionnaire qui cherche les solutions aux problèmes… Je termine la journée en répondant à son invitation.
Mardi matin, on anticipe les conséquences de la grève de jeudi et l’organisation du service d’accueil des enfants. Ils seront comme chaque fois reçus à Mouriscot, me dit-on… Très bien, mais à cause de la tempête Mouriscot est inaccessible ! Je mobilise mes services pour que cela ne soit plus le cas jeudi. Tout sera prêt à temps et nous y accueillerons 105 petits Biarrots.
Ce mardi je me rends à Bordeaux à une réunion du conseil d’administration des Elus Locaux d’Aquitaine, dont le président d’honneur est Alain Juppé. Je ne retrouve jamais le maire de Bordeaux sans réelle émotion. C’est un ami des premiers temps. Je me revois jeune militant enthousiaste faisant ses campagnes à Mont-de-Marsan en 1977 et 1978 ! La réunion est consacrée à la tempête et ses dégâts et nous décidons de nous retrouver en avril à Biscarosse pour un forum économique sur ses conséquences.
Mercredi en mairie j’ouvre les réunions (qui vont durer quasiment deux jours !) sur la répartition du budget « travaux programmes courants 2009 ». Il nous faut utiliser au mieux les 4.200.000 euros qui y sont fléchés. Cela peut paraître énorme, mais pourtant nous faisons attention à chaque euro dépensé et attribué. Je discute de cela avec mes collègues adjoints, qui défendent, chacun, leurs priorités. Ainsi, dans le domaine du social, cette année nous ferons un effort sur Notre Maison, pour le sport ce seront les Tennis d’Aguilera, pour la culture la Gare du Midi et pour l’éducation, l’école Victor Duruy. Nous consacrerons 800.000 euros à la réfection des rues et des trottoirs de la ville. 2009 nous permettra de refaire une trentaine de rues… Il faudra poursuive et faire encore mieux dans les années à venir !
Biarritz reçoit cette semaine le Congrès National des Syndicats des Agents de Voyage pour la quatrième année. Une belle manifestation pour notre Ville, même si le contexte est rude en ces temps de crise ! Il me revient de prononcer le discours d’accueil des congressistes. J’ai l’impression qu’ils sont très attentifs à ce que je leur dis. Je plaide pour que notre Pays et nos grandes stations touristiques françaises, à l’exemple de Biarritz, soient à la pointe de la compétitivité et investissent dans les aménagements et les outils indispensables à leur attractivité. A Biarritz l’avenir du tourisme ne peut plus se réduire à l’entretien de nos plages magnifiques et à la préservation d’un cadre de vie exceptionnel… Il faut innover, et le faire aussi à l’échelon national, car si le tourisme français perd des parts de marchés. Il faudra dans l’avenir autre chose que la gastronomie et les paysages pour vendre notre pays !
Le lendemain, jeudi, j’accueille au Casino Municipal Hervé Novelli, le Secrétaire d’Etat au Tourisme, il partage largement ce point de vue et me dit son admiration pour ce que nous faisons à Biarritz.
Cette semaine très biarrote va se conclure par trois moments particulièrement forts. Vendredi en fin de matinée, je rejoins pour le verre de l’amitié à Ranquine, aux serres municipales, tous les employés municipaux qui ont travaillé pendant ce terrible week-end de tempête. Ils sont tous là, une centaine, heureux de se retrouver et d’évoquer ces moments de solidarité et d’activité intense. Je prends mon temps pour discuter avec chacun d’eux. J’aime ces instants où les barrières tombent, où il n’y a pas de différence entre l’élu et ceux qui travaillent, avec le même enthousiasme, pour leur ville. Cette tempête aura été une belle aventure humaine…
Le lendemain, je réponds à l’invitation de L’Union Nationale des Combattants Côte basque qui tient son assemblée générale à la Gare du Midi. L’accueil est, à l’habitude, chaleureux. Ce qui me touche, ce sont ces hommes, pour la plupart âgés, qui viennent me dire qu’ils apprécient mon travail au Jardin public, qu’ils comprennent ce que nous avons fait, qu’ils attendent avec impatience ce nouveau jardin public ensoleillé que tous nous pourrons bientôt nous réapproprier. Nous sommes loin du mensonge, de l’incompétence, de l’arrogance, de certains donneurs de leçons de la semaine !
L’après-midi, c’est la victoire du B.O. face à Toulouse ! C’est l’euphorie ! Nous sommes tous en transe et je partage cette joie avec le Président du Conseil Général, mon ami Jean Castaing, et le frère du sénateur-maire, Franck Borotra. Ma fille, Emmanuelle, est avec moi dans les tribunes ! Après le match, elle me dit : « Papa, tu m’achètes une tenue du B.O ? ».
Un beau samedi…
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