21.04.2009
Le chant des partisans
Lorsque retentira devant le Monument aux Morts de Biarritz, dimanche 26 Avril 2009, à l’occasion de la cérémonie annuelle consacrée aux victimes de la déportation, ce chant poignant qui évoque le monde des ténèbres et de l’ombre, je penserai à Maurice DRUON, le Résistant et l’Académicien qui vient de disparaître. La mort de ce gaulliste historique est intervenue quelques jours avant celle d’Yvon BOURGES, une autre figure de cette période d’exception.
Avec eux, s’en vont les derniers survivants de la France du Général De Gaulle, celle qui a baigné mon enfance.
Bien sûr entre le haut fonctionnaire, membre du gouvernement Pompidou puis Ministre de Giscard et l’Académicien, auteur des « grandes familles » et qui ne portait guère en haute estime le troisième Président de la Vème République, il n’y a que peu de point commun, sinon une rectitude au service de la France et un engagement dès la résistance, dans les pas du Général.
C’est toute une génération qui peu à peu disparaît, celle qui par sa force de caractère et sa participation à l’épopée gaullienne avait pu retarder le moment où la France, selon la terrible expression de Giscard, a du se regarder comme une puissance moyenne.
Entre le défi de l’impossible, cher à DRUON ou à MALRAUX et la soumission aux statistiques des générations d’énarques qui ont suivi celles des barons du gaullisme, j’ai très tôt choisi. Ce sont ces premiers qui m’ont décidé, très jeune, à faire le choix de l’engagement public au service d’un idéal et de convictions forgées en lisant les « Mémoires de guerre».
Bien sûr, les années ont passé, l’enthousiasme a muri, mais je continue de penser que le message de la France, construit par plus de 1 000 ans d’Histoire, reste une message particulier, original, singulier qui est encore attendu dans le monde, souvent chez les plus humbles et les plus pauvres.
Bien sûr, la planète a changé, les temps ont changé, mais je demeure persuadé que certaines valeurs incarnées par la France aux yeux du monde restent, dans ces temps d’obscurantisme, d’une brûlante acuité.
Mais je veux dans ce blog également commenter une autre actualité sordide, abjecte, celle fournie par la conférence dite de Durban sur les Droits de l’Homme :
Je veux simplement dire mon agacement devant l’arrogance de certains des pires dictateurs de la planète qui, au nom d’un soi disant « progressisme », mettent l’Occident sur le banc des accusés et se permettent, un comble, de nous donner des leçons d’humanisme. Pourtant, que cela plaise ou non, c’est en Occident que l’on trouve les démocraties les plus abouties, les plus solides, les plus vivantes.
Parmi elles, je classe sans hésitation ISRAËL, seul état de droit au Proche et au Moyen Orient. Qu’il soit aujourd’hui accusé de racisme me choque, que cela le soit par des dictateurs sans scrupule me révolte, qu’une partie de la gauche française leur emboîte le pas, m’écœure.
Il faut appeler un chat un chat, il existe un antisémitisme d’extrême gauche, il ne vaut pas mieux que l’autre, il est peut être plus abject encore car il est sournois. Il doit être combattu sans relâche, tout simplement au nom des Droits de l’Homme et des idéaux défendus par ceux qui dans les ténèbres entonnaient « le chant des partisans ».
13:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire