13.05.2009
Construisons dès à présent le Biarritz de demain
Plus que jamais, nos concitoyens ont besoin de voir clairement où les conduisent ceux qu’ils ont élus. Ce devoir d’information et de clarification ne peut plus se limiter, au temps des campagnes électorales. Il doit être permanent. Les Biarrots comme les autres, veulent savoir où nous allons.
Certes, la lisibilité de l’action municipale est aujourd’hui fixée par le programme que Didier BOROTRA et son équipe ont présenté aux Biarrots l’an dernier. Mais depuis, la déflagration économique mondiale a frappé les esprits. Les Biarrots prennent conscience que plus rien ne sera comme avant. Il est donc légitime qu’ils s’interrogent. A quoi ressemblera le Biarritz de demain ? Comment s’y logera-t-on, s’y déplacera-t-on, y vivra-t-on ?
Voilà des questions légitimes auxquelles nous devons apporter des réponses.
Dans un autre registre, beaucoup ont été touchés par les résultats du recensement. Notre ambition pour Biarritz a été contrariée par ces données chiffrées qui montrent que notre cité exclut, malgré elle, les jeunes et les familles. Or, nous sommes beaucoup à être viscéralement attachés à une communauté biarrote fondée sur un lien intergénérationnel très fort.
Tous ces éléments militent pour que nous ouvrions un large débat et que nous construisions, au-delà de l’échéance des prochaines élections municipales, une vision partagée du devenir de notre ville et de sa place au sein d’une agglomération dont le périmètre forcément s’élargira. Ce projet clair et lisible, c’est avec les Biarrots que nous devons l’écrire. Je suis prêt pour des « assises Biarritz 2025 » qui associent nos concitoyens à cette réflexion.
Mais les Biarrots nous ont aussi dit, lors des élections de l’an dernier, qu’ils attendaient que l’on soit davantage attentif à leurs problèmes quotidiens. Je crois que les Biarrots nous ont signifié qu’ils attendent que l’on s’occupe aussi et tout simplement davantage d’eux.
Ils veulent par exemple que l’on rénove leur voirie, voilà pourquoi nous ferons cette année un effort majeur et que nous le poursuivrons pendant tout le mandat.
Ils veulent aussi que l’on se préoccupe de leurs déplacements en ville, c’est pourquoi les navettes sont en place et d’autres vont circuler cet été.
Ils réclament plus d’attention pour les jeunes familles avec enfants qui ont besoin de places en crèche, c’est la raison de l’ouverture des jardins d’éveil dans les écoles maternelles.
Ils souhaitent que l’on fasse davantage attention aux anciens et à leur hébergement en maisons de retraite, c’est l’objet de l’extension de « Notre Maison » et des gros travaux de mise en sécurité qui vont être entrepris.
Ils exigent surtout que l’on règle la question du logement, de celui de nos jeunes et des familles, c’est pour cela que nous allons lancer le programme Kléber avec 350 appartements et maisons.
Voilà des réponses concrètes aux Biarrots et à leurs attentes.
Nos concitoyens souhaitent davantage de proximité. C’est pourquoi nous avons mis en place avec succès les Conseils de Quartier, et que le Maire a annoncé la reprise des réunions publiques.
Plus largement, je vous ai dit que notre réflexion sur le Biarritz de demain, nous la mènerons avec les Biarrots au travers de débats et de forums.
Plus directement, depuis cinq mois, avec mes amis UMP de la majorité municipale, j’ai lancé les cafés-rencontre. Nous en avons tenu six dans les quartiers, ils furent tous très riches de contacts et de proximité, nous allons poursuivre.
Place au débat !
Au Conseil Municipal d’abord, car c’est le cœur de notre démocratie locale. Dans ce cadre, nous devons certainement donner plus de place aux commissions et avoir davantage de temps d’explications entre l’exécutif (le Maire et ses Adjoints) et les autres élus. Il serait aussi souhaitable que les oppositions, ou du moins certaines, soient moins dans une posture de refus systématique que de construction au service de tous.
Avec les Biarrots ensuite, car au-delà des Conseils de Quartier nouvelle formule, il faut donner plus de contenu aux réunions publiques, plus de place aux débats sur les grands dossiers, ouvrir le magazine municipal aux avis contradictoires. Il faut tout simplement s’habituer à l’idée de forum sur les grands chantiers. La rénovation du Jardin Public en sera l’occasion très bientôt et demain les aménagements du quartier des Halles ou ceux de la Côte des Basques.
A l’heure de l’internet, des blogs, de facebook, il est de plus en plus nécessaire que tout soit discuté, débattu, partagé, même si l’arbitrage final doit revenir aux élus, c’est ainsi que fonctionne une démocratie.
Nous avons l’objectif de fixer un cap, de replacer ce que nous faisons en perspective et sur une durée plus longue que l’actuel mandat, cela nous ne pourrons le faire et le réussir que collectivement, d’abord au sein de la majorité municipale, peut-être du Conseil Municipal, mais surtout avec les Biarrots.
Pour ce qui me concerne, cette nouvelle gouvernance me séduit et j’y prendrai part. Je m’engage envers les Biarrots à plus encore de proximité et de dialogue.
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05.05.2009
Trop c'est trop
Il va falloir que je m’y fasse.
Pendant quelques jours, on ne parlera que de cela dans les gazettes, à la télé, à la radio, il n’y en aura que pour le pamphlet de Monsieur Bayrou.
Je ne l’ai pas lu, je ne le lirai pas.
De toute façon, une grande partie de la presse en pamoison en fera des tonnes.
Je ne dénie nullement à Monsieur Bayrou le droit de ne penser qu’à son destin personnel et à l’élection présidentielle de 2012.
Je ne lui reproche pas davantage un anti-sarkozysme qui devient obsessionnel, puisque la compétition est aujourd’hui ouverte pour le titre d’opposant le plus corrosif, le plus dur, le plus ferme. J’allais écrire le plus bête et méchant. A quand une cérémonie des oscars ?
J’ai depuis longtemps renoncé à comprendre comment Monsieur Bayrou rejette aujourd’hui ce qu’il a adoré hier, c’est la vie et peu importe.
En revanche, je n’ai pas accepté que jeudi dernier, dans Sud-Ouest, Monsieur BAYROU parle des républicains de droite qui seraient, si j’en crois ses propos, ceux qui s’opposent à Nicolas Sarkozy.
Moi, qui soutiens le Président, je ne serai donc pas républicain. Au nom de quoi Monsieur Bayrou se permet-il, ainsi, de livrer des certificats de républicanisme ?
Républicain je le suis, comme lui, pas plus que lui, pas moins que lui.
La République n’appartient pas à un clan, à une faction fut-elle celle que soutient Bayrou, mais à tous les Français !
Voilà, c’est dit !
Sur le fond, je ne m’étendrai pas sur l’atteinte aux libertés, la concentration des pouvoirs, la dérive autoritaire décrite par Monsieur Bayrou, je ne me reconnais pas dans cette France, ce n’est pas ma France.
Non, dans mon pays les libertés publiques ne sont pas en péril.
Non dans mon pays la presse n’est pas muselée,
Oui, dans mon pays les contrepouvoirs existent, le droit de manifester et celui de pétitionner sont utilisés plus souvent qu’ailleurs.
Mais à vouloir s’opposer sur tout et pour tout, on finit tout simplement par tomber
dans la caricature.
Tant de haine ne peut finir que par aveugler.
Monsieur Bayrou fait un calcul, il est électoral.
J’espère qu’il ne sera pas payant.
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