23.07.2009
Avant la trêve des marchands de beignets
J’ai passé quelques jours à New York pour un mariage familial à la fin du mois de juin.
Cette ville est fascinante, ouverte, dynamique et tellement éloignée des poncifs que la télévision française nous abreuve sur les Etats-Unis.
New York dégage une force, une énergie sans pareille mais c’est aussi une ville de brassage, de métissage qui donne à nos capitales européennes, et dieu sait si j’adore Paris, un côté compassé.
Dès mon retour j’ai retrouvé Biarritz sous le soleil et en pleine activité estivale.
Les casetas et les océanes ont lancé une saison qui ne sera peut être pas aussi dramatique que les oiseaux de mauvais augure se plaisaient à l’annoncer.
Le weekend du 14 juillet a connu la grande affluence avec le Roxy Jam et le Suez-Gaz de France open de tennis.
L’établissement de bains de la Côte des Basques a retrouvé son lustre d’antan. Le Biarritz Cup a attiré les meilleurs espoirs du golf amateur. Le long et triste hiver 2008/2009 s’éloigne de nos têtes. Pourtant les problèmes demeurent.
Comment positionner Biarritz dans un marché touristique de plus en plus concurrentiel ? Comment faire partager à nos concitoyens notre politique touristique ? Existe-t-il d’autres voies de développement ?
Peut-on à la fois répondre aux attentes des professionnels du tourisme et à celles de nos concitoyens ?
Toutes ces questions, nous les retrouverons à la rentrée. Elles seront au cœur du débat municipal.
Quelques mots pour finir ce blog de juillet :
- un salut amical d’abord à l’adjudant Bonaventure qui dirigeait avec brio la musique militaire du premier RPIMA. Il nous quitte pour Versailles, l’occasion de remercier nos « paras » pour la qualité des défilés qu’ils offrent aux Biarrots pour la fête nationale mais surtout pour leurs missions au service de la France. Nous étions fiers de les voir défiler le 14 juillet à Biarritz… et sur les Champs-Elysées.
- un coup de chapeau ensuite à Monseigneur l’Evêque qui, quelques mois après son arrivée parmi nous, a célébré la messe en basque en l’église Saint-André de Bayonne montrant ainsi sa volonté de comprendre un pays si particulier et si fascinant.
L’épisode de la Gay-pride s’éloigne, chacun était dans son rôle, l’Evêque en indiquant la position de l’Eglise, le maire en rappelant la séparation entre le spirituel et le temporel. Dans une démocratie, toutes les opinions sont recevables, celles de l’Evêque comme celles des communautés gays les plus revendicatrices. De même faut-il rappeler qu’une manifestation sur la voie publique ne peut être interdite que pour trouble à l’ordre public, on en est très loin avec la Gay pride. Cela dit, l’échange aurait pu prendre un autre ton…
- un souhait enfin, que vous profitiez pleinement des belles soirées de cette fin de mois de juillet et de ce mois d’août qui s’annonce pour aller nombreux rencontrer écrivains, éditeurs et libraires au Salon du livre qui mérite de s’ancrer définitivement à Biarritz, vivre intensément les parties du Gant d’or, les concerts d’Ilbarritz, des dernières épreuves du meeting de trot, les spectacles du Parc Mazon et la belle nuit du 15 août depuis le plateau du phare et le village des associations, heureusement rétabli.
A la rentrée prochaine, puisque j’interromps ce blog quelques semaines, le temps de la trêve des marchands de beignets sur la plage…
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